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12 octobre 2026Poser un bardage bois vertical protège une façade et lui donne un aspect contemporain. Ce revêtement extérieur, composé de lames de bois fixées sur une ossature, demande une méthode rigoureuse pour durer dans le temps. Les étapes suivantes détaillent le choix des matériaux, la préparation du support, la fixation des lames et l’entretien.
Les points à vérifier avant de poser un bardage bois vertical
Un projet de bardage commence par le choix des matériaux et l’analyse du mur. Les distributeurs spécialisés proposent une large gamme de lames, de profils et d’accessoires adaptés à la pose verticale. Pour comparer les essences, les dimensions et les finitions disponibles, un catalogue dédié offre un bon point de départ. D’ailleurs, vous pouvez également cliquer ici pour en savoir plus sur le sujet.
Vérifier les règles d’urbanisme
Le bardage modifie l’aspect extérieur d’une maison. La mairie exige donc souvent une déclaration préalable de travaux. Le plan local d’urbanisme, ou PLU, fixe parfois les teintes, les essences ou le sens de pose autorisés dans la commune. Une consultation de ce document évite un refus ou une mise en conformité coûteuse une fois le chantier terminé.
Choisir une essence adaptée à l’extérieur
Le bois d’un bardage subit la pluie, le soleil et les écarts de température. Les essences naturellement durables, comme le mélèze, le douglas ou le red cedar, résistent bien aux intempéries sans traitement lourd. Le pin et l’épicéa conviennent aussi, à condition de subir un traitement autoclave, c’est-à-dire une imprégnation sous pression qui protège le bois contre les insectes et les champignons. La classe d’emploi, une note de 1 à 5 qui indique la résistance du bois selon son exposition, doit atteindre au minimum la classe 3 pour une façade.
Le profil des lames compte autant que l’essence. Les lames à emboîtement, dites à rainure et languette, s’assemblent les unes dans les autres et forment une surface continue. Les lames à claire-voie, posées avec un espace régulier, créent un effet plus graphique et laissent circuler l’air. Pour poser un bardage bois vertical sans difficulté, les profils symétriques simplifient le travail, car ils ne présentent pas de sens d’écoulement à respecter.
Préparer le support et l’outillage
Le mur doit être sain, sec et plan. Un enduit qui se décolle ou une maçonnerie fissurée nécessite une réparation préalable. Un contrôle à la règle et au niveau révèle les défauts de planéité, que les tasseaux compenseront ensuite.
L’outillage reste classique. Une perceuse-visseuse, une scie circulaire ou une scie à onglet, un niveau à bulle, un cordeau, un mètre et des chevilles adaptées au support suffisent dans la plupart des cas. Les vis et les pointes en acier inoxydable évitent les traces de rouille sur le bois et garantissent une tenue durable.
Monter une ossature ventilée sous les lames
Le bardage ne se fixe jamais directement contre le mur. Une ossature en bois, composée de tasseaux, crée une lame d’air entre la façade et le parement. Cet espace ventilé évacue l’humidité et prolonge la durée de vie du revêtement.
Installer le pare-pluie
Le pare-pluie, une membrane respirante, protège le mur ou l’isolant de l’eau tout en laissant s’échapper la vapeur. Il se déroule à l’horizontale, de bas en haut, avec un recouvrement d’une dizaine de centimètres entre chaque bande. Des agrafes ou les tasseaux eux-mêmes le maintiennent en place. Sur un mur maçonné sans isolant, cette membrane reste facultative, mais elle apporte une protection supplémentaire.
Réaliser un double réseau de tasseaux
La pose verticale impose une ossature particulière. Les lames verticales se fixent sur des tasseaux horizontaux, mais ces derniers bloqueraient l’air qui monte naturellement derrière le bardage. La solution consiste à réaliser un contre-lattage, c’est-à-dire un double réseau de tasseaux.
Le premier réseau, vertical, se fixe au mur tous les 50 à 60 centimètres. Le second, horizontal, se visse sur le premier avec un espacement de 40 à 60 centimètres selon l’épaisseur des lames. Cette superposition laisse un passage continu pour l’air, du bas vers le haut de la façade. Pour poser un bardage bois vertical dans de bonnes conditions, chaque tasseau doit être parfaitement aligné, car le moindre décalage se retrouve ensuite sur les lames.
Une grille anti-rongeurs, placée en partie basse, ferme l’accès à la lame d’air sans gêner la ventilation. Le bas du bardage doit rester à au moins 20 centimètres du sol pour éviter les remontées d’humidité et les éclaboussures.
| Critère | Description | Avantage | Conseil |
|---|---|---|---|
| Essence du bois | Mélèze douglas ou red cedar | Durabilité naturelle sans traitement lourd | Classe 3 minimum en façade |
| Profil des lames | Emboîtement ou claire-voie | Surface continue ou effet graphique | Profil symétrique pour simplifier |
| Ossature ventilée | Double réseau de tasseaux | Ventilation continue de bas en haut | Garde au sol de 20 cm |
| Mode de fixation | Apparente ou invisible par clips | Surface nette en fixation invisible | Pré-perçage et vis inox |
| Jeu de dilatation | Écart de quelques millimètres | Absorbe gonflement et retrait | Cales pour écart régulier |
Fixer les lames étape par étape
Positionner la première lame
La première lame détermine l’alignement de tout le bardage. Elle se place généralement à un angle de la façade, parfaitement d’aplomb, c’est-à-dire bien verticale, ce que le niveau à bulle confirme. Une erreur de quelques millimètres en bas peut atteindre plusieurs centimètres en haut du mur.
Pour les lames à emboîtement, la languette s’oriente dans le sens de progression de la pose. Chaque nouvelle lame s’emboîte dans la précédente, puis se fixe sur chaque tasseau horizontal.
Respecter le jeu de dilatation
Le bois gonfle avec l’humidité et se rétracte par temps sec. Un jeu de quelques millimètres entre les lames, et entre le bardage et les menuiseries, absorbe ces variations sans déformation. Des cales en plastique ou de petites chutes de bois aident à conserver un écart régulier.
Sur une grande hauteur, une seule lame ne suffit pas toujours à couvrir le mur. La jonction entre deux lames se fait alors sur un tasseau, avec une coupe en biseau qui oriente l’eau vers l’extérieur. Une bavette métallique, sorte de petite tôle pliée, protège aussi ce raccord.
Choisir le bon mode de fixation
Deux méthodes coexistent. La fixation apparente traverse la lame de face, avec deux vis par tasseau pour les lames larges. La fixation invisible passe dans la languette ou utilise des clips, ce qui laisse une surface nette. Pour poser un bardage bois vertical à claire-voie, la fixation apparente reste la plus courante, car les lames ne s’emboîtent pas.
Un pré-perçage, c’est-à-dire un petit trou réalisé avant de visser, empêche le bois de se fendre, surtout près des extrémités des lames.
Soigner les finitions et l’entretien
Traiter les angles et les ouvertures
Les angles sortants reçoivent une cornière en bois ou en métal, ou un assemblage de deux planches qui masque les coupes. Autour des fenêtres et des portes, des habillages spécifiques et des bavettes dirigent l’eau loin du bardage. En partie haute, une ouverture libre sous la toiture ou sous une couvertine laisse l’air s’échapper.
Entretenir le bois dans le temps
Sans traitement, le bois exposé grise sous l’effet des rayons UV. Ce changement de teinte n’altère pas sa solidité. Pour conserver la couleur d’origine, un saturateur, produit qui pénètre le bois sans former de film en surface, s’applique dès la pose puis tous les deux à trois ans selon l’exposition.
Un lavage annuel à l’eau claire et à la brosse douce retire les mousses et la pollution. Le nettoyeur haute pression, trop agressif, abîme les fibres du bois. Une inspection régulière des fixations et des lames repère rapidement une pièce fendue ou déformée, qu’un simple remplacement suffit alors à corriger.



